18.08.2007

Comprendre, jamais juger (Simenon)

Donc, depuis quelques jours, l'auteur de ce blog est régulièrement diffamé par un individu masqué se revendiquant du Chevalier Bleu.

Ce Grand redresseur de torts, comme les justiciers en série à fini par se démasquer, offrant sa poitrine bombée par son intime conviction aux regards du public ébahi. Amateur de BD, il se voit déjà en Supermanneke adulé par la foule des bruxellois, enfilant son bleu de travail sous les applaudissements. Nous publions, dans cette note, sa dernière prose (en noir), en fait une série de questions qui me sont directement adressées. Nous lui répondons en rouge...

Bon amusement! Philippe Decloux

 

De Thibeault GREGOIRE dit UBU :

Le tuyau était bon ... c'est bien ici que ça se passe.


Lecteurs de ce blog ... voici de quoi vous quelques questions pour vous forger une intime conviction à propos de cette vente aux enchères :

Notre grand journaliste monomaniaque,  correspondant du Père Ubu oublie que la plupart des bruxellois ne sont pas au courant de son, disons, scoop. En deux mots, Philippe Decloux, qui fut échevin de 2001 à 2006,  a lancé en 2004 la Quinzaine de la BD, cette manifestation organise depuis 2005 une opération caritative au profit de l'asbl LE HUITIEME JOUR. Cette asbl s'investit dans la création et l'organisation de logements protégés pour personnes trisomiques ou légèrement handicapées. Cette asbl est régulièrement soutenue par la Ville de Bruxelles, qui met, notamment, des logements à sa disposition.

En 2007, comme en 2006, des plaques de rue reprenant les noms de héros de la BD ont été éditées en 2 exemplaires originaux. Le premier original est accroché dans une rue de la Ville (qui porte de ce fait un 2ème nom) et le second original est vendu au plus offrant. L'argent ainsi récolté va à l'asbl LE HUITIEME JOUR. Cette année 52 plaques ont été réalisées et 51 vendues pour environ 6500€. En septembre, le chèque sera remis par messieurs le Bourgmestre Freddy Thielemans et l'échevin Philippe Close à l'asbl le Huitième jour. (La 51 ème qui n'a pas trouvé acquéreur, sera vendue à une prochaine occasion).

Voilà pour placer le décor du délire (d'autres infos se retrouvent dans des  commentaires sur ce blog).

-Pourquoi avoir fait en sorte que la publicité autours de l'événement soit si restreinte si ce n'est pour avoir un minimum de témoin ? Même le magazine de la quinzaine ne mentionnait ni l’adresse ni l’heure de cette vente aux enchères.

 La vente était annoncée depuis des semaines. L'heure n'était pas annoncée dans BD STRIP, parce qu'au moment de son impression elle n'était pas encore fixée. Le lieu et le jour (1er juillet) sont eux signalés. BD STRIP renvoit  vers le site internet.

-Pourquoi avoir organisé une vente aux enchères sans huissier de justice (au mépris des réglementations en vigueur) si ce n'est que pour que personne ne puisse contrôler les résultats de vente.

BruxellesBD est une asbl Ville de Bruxelles, ses comptes et bilans sont adoptés par les assemblées.
 
-Pourquoi avoir gardé tout l'argent en cash et en poche le jour de la vente ?

C'est vrai Thibeault Richard, que le résultat de la vente aurait sûrement été mieux dans TA poche!

La vente a eu lieu un dimanche en fin d'après-midi, l'argent était sur le compte de Bruxelles BD le lundi à l'ouverture des banques.
 
-Pourquoi attendre autant de temps avant de ve rser l'argent, pourtant reçu cash, à l'asbl (l'argent sera versé en septembre mais l'aurait-t-il été sans le coup de fil de l'agence de presse Belga ?)

Les journalistes de Belga, RTL et Le Vif, sans doute alerté par notre Thibeault Richard, ont, eux, pris soin de vérifier leurs infos. Aucun d'entre eux ne s'est ému du délai pour remettre le chèque (septembre).

Et c'est évident, chaque année nous attendons l'intervention du "chevalier bleu Thibeault Richard" pour nous décider à l'insu de notre plein gré à remettre ce chèque au Huitième jour!
 
-Pourquoi n'avoir jamais établi de liste des plaques à vendre ?

Une fois encore notre accusateur favori n'est pas bien informé. Cette liste a toujours existé, il suffisait de la demander! Même qu'elle a été modifiée à plusieurs reprises par les éditeurs, les auteurs et les services de la Ville.
 
-Pourquoi ne jamais avoir rendu public les résultats de vente ?

Un communiqué a été fait. Mais Père Ubu ne fera jamais partie de mon listing de presse.
 
-Pourquoi ne pas avoir annoncé au "huitième jour" les résultats de la vente ?

Ils ont été informés.
 
-Où sont les "originaux" des plaques BD's qui n'ont pas été mises au mur. Vous nous dites que toutes les plaques sont accrochées ... j'ai un très sérieux doute là-dessus. D'ailleurs pourquoi ne jamais avoir établi de plan reprenant toutes ces rues  ?

 Le plan des 37 plaques accrochées en 2006 figure sur le site www.bruxellesbd.be.

La moitié des 52 plaques produites pour 2007, étaient accrochées le 13 juin 2007. La seconde partie des plaques seront accrochées pour la fin de ce mois. La raison, 4 d'entre-elles devaient être corrigées. En été, il y a des vacances et la Ville travaille en service réduit. Ce travail ne comportait aucune urgence.. Le plan sera réalisé quand l'accrochage sera fait et que nous serons certain de chaque emplacement.

Les plaques non encore accrochées sont depuis le 4 juillet dans le bureau de l'ingénieur de la Ville qui organise l'accrochage.

-Est-ce que le huitième jour iirait réellement se plaindre du fait de ne pas recevoir assez d'argent ... au risque d'être écarté les autres années ?

Le HUITIEME JOUR est notre partenaire dans ce projet tout simplement parce que certains de ses responsables sont des connaissances. C'est sans doute pour cela qu'ils ne nous dénoncent pas et qu'ils préfèrent nous remercier publiquement et nous inviter à certaines de  leurs activités.

On peut aimer la BD et être très sensible à la condition de la personne handicapée Monsieur Decloux ... et tout ces éléments m'ont permis de me forger une intime conviction ! (Thibeault RICHARD dit UBU)

 Bien sûr qu'on peut aimer la BD et être très sensible à la condition de la personne handicapée! (je ne vois pas où serait l'incompatibilité?) Toutefois, ceci n'offre aucune garantie quant à l'éthique et la déontologie. L'article publié dans Père Ubu est calomnieux et diffamant, mais c'est à l'aune de ce torchon de caniveau.

Rassures-toi, Thibeault, je n'userai pas du droit de réponse que m'accorde de toute manière la loi sur la presse et je n'irai pas non plus en justice pour facilement obtenir ta condamnation à l'euro symbolique pour tes propos diffamants. Ce serait vraiment te faire trop d'honneur.

En attendant, je te propose de verser le cachet que tu as certainement obtenu pour "ton article" dans Père Ubu à une association comme le 8ème Jour.

La morale de tout ceci est qu'il faut se méfier des gens qui ont des intimes convictions. "J'aime les gens qui doutent" chantait Anne Sylvestre dans les années 80... Et je pense comme elle.

Philippe Decloux