29.11.2007

Tranche de (Jan) Jambon

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La vie de François Quillion 

François Quillion fait partie de ces belges bon teint, bien "zinneke", de père francophone, ouvrier dans un charbonnage du côté de Charleroi, mère néerlandophone. Il épouse en 1954, Elga Lafin, originaire du village natale de sa maman, Sint-Olricks-Boskapelle, qu'il a connue quand il passait ses vacances chez Bopa et Boma.

François sera, comme bien d'autres, victime de la fermeture des usines lourdes wallonnes. Pré-retraité, au début des années 80, François et Elga vont s'installer dans la maison des parents d'Elga à Sint-Olriks-Boskapelle.

Très vite François, "qui sait tout faire de ses mains" comme le dit amoureusement Elga, devient le bon génie du village, répare ici une charrue là une canalisation, et de plus, il tape la carte comme pas deux. Il organise le premier tournoi de couyon international de Sint-Olriks-Boskapelle.

François et Elga vivent super heureux dans le petite maison, entourée de leur jardin soigné où s'ébattent leurs 7 petits enfants. François est tellement intégré dans le pays, qu'il se fait appeler "Frans" par ses vlaamse vrienden.

Mais Frans Quillion, ça fait tâche sur les enveloppes! Le facteur refuse de déposer son courrier, des militants du TAK et du BART manifestent devant sa maison et peinturlurent sur sa façade: Sint-Olriks-Boskapelle waar vlamingen thuis zijn.

Et on revient aux fameux échanges nord-sud. Nous leur avons donné Frans Quillion,  Yves Leterme, Jan Jambon... Et ils nous ont filé Jean Claude Van Cauwenberg, Claude De Spiegeleire, Didier Reijnders...

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